jeudi 8 mai 2008

HILLOULA A DJERBA EN TUNISIE

Le jour de la HILLOULA marque la date anniversaire du décès du TSADIK( saint homme). La mort d'un TSADIK, en le rapprochant de DIEU, ne peut être considérée comme jour de deuil et la HILLOULA, qui signifie en Araméen repas - fête, est autant un pèlerinage qu'une fête.
LE TSADIK doit être visité au moins une fois par an, le jour de sa HILLOULA. Le rituel de la HILLOULA et du pèlerinage s’accompagne de repas copieux, de grands feux de joie, de danses et de chants.
HILLOULA DE RABBI MEÏR BAAL HANES : Célébrée le 14 'iyar. C'est également la date de célébration de Pessah Chéni (date où les juifs qui auraient été empêchés pour des raisons majeures d'observer la Pâque à partir du 14 Nissan sont autorisés à célébrer le sacrifice pascal un mois plus tard -Encyclopédie de la mystique juive-
Pour la HILLOULA de RABBI MEÏR BAAL HANESS (le faiseur de miracle), un office solennel précède le pèlerinage à Tibériade, sur les vestiges de sa tombe. Pendant 2 jours, la foule des fidèles afflue. Tous les passages du Talmud comportant son nom sont psalmodiés, des chants, des pyoutim sont entonnés en son honneur et de nombreux cierges et des veilleuses à l'huile sont allumés. Des "qusida" ou poèmes judéo arabes chantés racontent la vie extraordinaire du Tsadik, une vie remplie d'évènements fabuleux et d'interventions miraculeuses.
HILLOULA de RABBI SHIMON BAR YOHAÏ, célébrée le 18 'iyar à l'endroit où il est supposé être enterré ainsi que son fils ELEAZAR, à Méron au nord d’Israël. . C'est à ce grand TSADIK que la tradition attribue la composition du ZOHAR " LIVRE LE LA SPLENDEUR", ouvrage majeur de la mystique juive, texte fondamental de la Kabbale.. "... Ecrit à la 3ème personne, Le ZOHAR présente, dans le cadre le la Palestine, des discussions entre Rabbi SHIMON BAR YOHAÏ, son fils ELEAZAR et des disciples, "HEVRAYA " sur des sujets d'ordre humain ou divin...". (Dictionnaire encyclopédique du judaïsme) .Des centaines de personnes venues du monde entier participent à ces festivités; d’immenses feux de joie sont allumés et brûlent toute la nuit. Celles qui n'ont pu se rendre à Méron célèbrent chez eux ou en groupe cette grande HILLOULA.
D'ailleurs, pour les saints dont la date de décès n'était pas connue - et c'était la majorité - la HILLOULA était célébrée le jour anniversaire du décès du plus grand des Saints du Judaïsme, RABBI SHIMON BAR YOHAÏ, le 33ème jour du décompte du Omer, LAG BA OMER. Rabbi Shimon Bar Yochai dont on fête la hiloula (date anniversaire de sa mort) en ce trente-troisième jour du Omer est né environ 50 ans après la destruction du Temple,

Tana, Rabbi Shimon fait partie de la seconde génération qui a vécu après la destruction du second temple, et qui fut une période de souffrance pour le peuple juif qui subissait à cette époque les lois et décrets de l’Empire romain.Par ses mérites la génération tout entière était protégée.Rabbi Shimon était l’élève de Rabbi Akiva. Celui-ci l’aimait tant qu’il l’appelait "mon fils". Tout de suite après son mariage, après les 7 jours de Shéva Berakhot Rabbi Shimon se rendit à Bnei Brak pour étudier avec rabbi Akiva, il y resta 13 ans sans retourner une seule fois chez lui. La peste à cause de laquelle ont succombés près de 24.000 étudiants de l’école Talmudique de Rabbi Akiba doit se comprendre aussi dans son contexte historique. Nous devons nous souvenir que Bar Korba avait mené une vaillante révolte contre les Romains en 132 de l’ère commune.seuls 5 élèves ne périrent pas, rabbi Shimon fut l’un d’eux.

Rabbi Shimon prit ainsi l’enseignement de Rabbi Akiva et le transmit ensuite à ses propres élèves. Il fut le chef spirituel du groupe qu’on appelle dans le Zohar, ’Havraya Kadicha" (Société Sacrée) dont les membres étaient:Rabbi Chiméon Bar Yohaï, en­nemi déclaré des Romains, il dut se cacher pendant de nombreuses années dans une grotte pour leur échapper. Selon la tradition, lui et son fils Eliezer ont passé douze ans dans une caverne, où un puits miraculeux et un caroubier les ont soutenus

C’est là qu’avec son fils, Rabbi Eléazar, il composa le Zo­har, ouvrage de base de la mystique juive, mis ensuite par écrit par l’un de ses dis­ciples, Rabbi Abba. Le Rash­bi fut aussi un "grand" de la Michna, où ses opinions sont citées plus de 300 fois.

Selon la légende, le jour de sa mort, le lit où reposait le tsadik s’éleva dans les airs et prit la direction de la grotte de Meron où il fut alors enterré..

À la fin du XVIe siècle, Rav Abraham Galanti, un des hakhamim de Tsfat qui possédait une fortune personnelle, fit construi­re la première structure au-dessus de la grotte. Cette structure de taille modeste entourait l’endroit où le Ra­shbi était enterré. Une petite pièce avec un escalier menant à la tombe de Rabbi Eléazar et une cour pavée furent aussi édifiées en même temps

Lag Baomer le 23 Mai 2008 : Jour anniversaire du décès “hilloula” de Rabbi SHIMON BAR YOHAI

Comme tous les ans, une grande hilloula est organisée à Djerba autour du mausolée de la GHRIBA. Des pèlerins du monde entier se rendent pour fêter cet évènement , prier, faire des dons et des vœux dans la grotte comme dans la plus vieille synagogue du monde. Où joies, yous yous, explosent avec toutes les lumières qui éclairent ces jours de liesse.

Le Président de la communauté de la Ghriba, Monsieur TRABELSI et son fils René reçoivent les pèlerins avec chaleur et bonheur et invitent les instances officielles tunisiennes qui se font une joie de transmettre des messages de paix et sérénité à tous les visiteurs.

BONNE FÊTE DE LA HILLOULA

BON PELERINAGE A LA GHRIBA

ZIARETKOM MAKBOULA

Quand on était jeune à Nabeul la coutume, les traditions voulaient que soient confectionné une sorte de chandelier auquel on attachait des bougies et autour duquel on rajoutait des fleurs, oeillets, roses et géranium rosa(otria), et nous défilions chacun pour allumer les bougies à a synagogue et ramener l'objet à la maison où nos mères avaient préparé une table avec les fèves au cumin, les artichauts bouillis, les makouds divers, le fenouil en salade etc...Toutes ces couleurs toutes ces odeurs sont présentes, malgré l'absence.

Les traditions se perdent mais demeurent dans nos mémoires. JE SUIS HEUREUSE que Monsieur Trabelsi ait initié et préservé ce pèlerinage qui rassemble un bon nombre de coreligionnaires qui reviennent au pays à l'occasion, se ressourcer et passer un séjour qui allie l'utile, le sacré à l'agréable.Les autorité tunisiennes soucieuses de la qualité du séjour de tous les visiteurs, font en sorte que tout soit au point pour les accueillir en toute sérénité et quiétude.

Prions D... afin qu'il prête longue vie au Président Zine El Abidine BEN ALI qui grâce à sa politique d'ouverture et de fraternité perpétue cette hilloula et ce pèlerinage pour les enfants de la Tunisie et les autres afin que l'image de la Tunisie avant gardiste , ouverte, tolérante rayonne toujours et encore.

dimanche 4 mai 2008

La fleur d'oranger



l'alambic de fortune, qui attend la marmite pour extraire la fleur d'oranger et donner son essence et son eau. La maison fleure bon cette fleur.
Notre maison de Nabeul malgré notre absence, continue à vivre les évènements qui se passaient du vivant de nos parents: distiller la fleur d'oranger, de rose, de géranium rosa.

le couscous de mon amie Rafika

Pour le lendemain du mariage d'Ahmed et de Médiha, mes amies, Rafika, Anissa et Fatma roulent le couscous en sourient à la vie des futurs époux

ME REVOILA KMARA AMAKHOR

Désolée de mon silence, mais les festivités de la Pâque juive, Pessah, une conférence en Tunisie et des préoccupations familiales m'ont éloignée de mon site chéri, mais je reviens et m'efforcerai de compenser cette absence par de nombreuses recettes, photos et commentaires.
Merci de votre fidélité et Bonne semaine.
TATA ICHTIR

dimanche 13 avril 2008

CAMOUNIA DE FEVES FRAICHES



Spécialité régionale, cette recette est cuisinée souvent à pessah et dans le nord de la Tunisie.

Prendre un kilo de fèves vertes. Un gousse d'ail frais , que l'on aura nettoyée, épluchée et découpée en petits morceaux, gousses et queues. Deux bonnes cuillerées de concentré de tomates, un cuillerée de cumin, une pincée de curcuma, du sel ,du poivre, une cuillerée d'harissa maison.

Dans une casserole faire revenir l'huile, la tomate,l'harissa, le sel, le poivre, l'ail, le curcuma mettre les fèves et mouiller avec environ un litre d'eau, laisser mijoter à feu moyen, les fèves cuisent et le bouillon réduit, saupoudrer le cumin, poursuivre légèrement la cuisson et éteindre le feu.

Cette préparation est servie en apéritif, en entrée, et l'on mange les fèves dans ce jus en les écossant. On peut casser des galettes dans le jus et les manger avec. On peut aussi préparer du riz blanc que l'on servira accompagné des fèves dans leur jus.

LE FAMEUX "FADD" de pessah

Plat emblématique de Pessah, ce tajine à la fressure est plus prisé dans certaines villes de Tunisie.
1kg et demi e fressure: foie ;cœur, poumon, rate
500gr d'oignons
6 gousses d'ail
1/2 botte de persil
une petite boite de coulis de tomates
une cuillerée de felfel jeinè (paprika)
une cuillerée de cumin
une cuillerée de curcuma
un petit morceau de cannelle
de l'huile
une pincée de sel, une pincée de poivre
une cuillerée d'harissa maison selon les goûts

Saler et faire griller le foie en tranches et le cœur.
Faire bouillir le poumon mou , le saler,
saler la rate et la laver,
l'œsophage, le laver, le saler, le découper dans la longueur ensuite en demi rondelles,

Prendre un faitout ,mettre de l'huile, rajouter l'oignon émincé et l'ail écrasé , faire revenir, rajouter le foie , le coeur, la rate, le poumon le tout découpé en petits morceaux. Adjoindre le coulis de tomates et les épices, faire revenir à nouveau, saler , poivrer, mouiller pour couvrir, laisser cuire lentement . Mettre ensuite le persil et le cumin, couvrir et poursuivre la cuisson.

Servir chaud, accompagné de préférence de riz"klaîa".

une variante à ce plat:
si l'on n' aime pas trop les abats, ajouter au foie, de la viande de veau découpée en petits morceaux

LE MSOKI,LA MKHALTA DE PAQUE, MSOKI MTE3Y BICHAH


Le MSOKI

Plat le plus typique de pessah,bichah, la pâque juive, cette recette comporte tout ce que la terre produit et offre de nouveau, un méli mélo de légumes, mélange d’herbes fraîches, goûteux, diététiques, parfumés à souhait, ce repas embaumera la maison d’une odeur particulière, unique….
Choisir des légumes nouveaux, frais croquants, comme il y en a sur nos étals en cette période.
1kg et demi d’épinards
1chou vert
6 artichauts
1 bottes d’oignons frais
1livre de poireaux
200 gr de petits pois frais
Un fenouil
6 carottes
6 navets
Deux têtes de chou rave (boutakalè)
Un cardon (khorchef)
Un demi-cèleri
Une romaine (salade)
Un bouquet de persil
Trois bouquets de coriandre (kosbor)
Un bouquet de menthe fraiche
Un bouquet d’aneth
Un kilo de fèves fraiches
Deux courgettes
Une tête d’ail
Une petite botte d’ail nouveau

Pour la viande, on peut soit utiliser uniquement de la viande de mouton, soit mélanger bœuf et mouton : collier, épaule, poitrine.
Prendre environ 2kgs
Deux à 7 osbanas (coussinets ou boyaux) selon le nombre souhaité.
Epices :
Cannelle, bâton,
Deux cuillerées à soupe boutons de rose séchées (chouch ward)
Sel, poivre, harissa maison
Une pincée de noix de muscade selon les goûts
Huile d’olive
Préparation :
Dans une énorme marmite, celle que l’on réserve pour l’occasion, verser l’huile d’olives et deux oignons émincés.
Les légumes sont tous lavés, les verts et herbes sont équeutés et finement hachés, les autres légumes durs sont découpés en petits dés d’environ 1cm.
La viande est cachérisée, salée, poivrée, la poser dans la marmite et la faire revenir avec les oignons, ensuite mettre les légumes en dés, les épices, le reste des légumes verts. Remuer, faire revenir rapidement, mouiller légèrement car les légumes « suent ». Laisser cuire environ 30 mn, rajouter dessus les osbanas, laisser cuire, ensuite on rajoutera les petits pois et les fonds d’artichauts . On mettra de l’eau à nouveau si l’on en sent la nécessité.
On laisse mijoter et l’on rajoute en final à la surface les fèves.
La préparation est prête, il reste du jus , on mettra les galettes que l’on aura broyées.
Les galettes cuisent au bout d’un quart d’heure environ.Elles gonflent ensuite dans la préparation de légumes.
Tout au long de la cuisson, il faut surveiller la viande, les légumes et l’assaisonnement, rectifier s’il le faut, mouiller s’il le faut aussi
La recette varie selon les régions, en ce qui concerne Nabeul, on ne met pas de galettes, on coupe les légumes un peu plus gros et on les fait cuire avec les osbanes et la viande de mouton.

A Tunis on met des pommes de terre comme légumes aussi.
Pour dresser le plat, on présente la viande et les osbanes coussinets ou boyaux dans une grande assiette et les légumes dans une soupière.
Pour les légumes , le cardon doit être gratté, les fils ôtés, les épinards seront nettoyés à grande eau et équeutés.
La salade romaine, lavée feuille par feuille, le chou rave sera épluché etc…

HAG SAMEAH , BONNE FETE DE PESSAH .

mercredi 9 avril 2008

flashs, souvenirs, nostalgie quand tu nous étreint

Il me revient de merveilleux souvenirs, de cette période de pessah en Tunisie.
Les odeurs de la osbana entrain d'être confectionnée par ma mère, dans la cuisine inondée de soleil, la cour est pleine de récipients, marmites, les enfants des voisins et Dominique mon neveu jouent et rient devant les faitouts et tous les ustensiles en aluminium qui étincellent sous le soleil.
"L'aide mènagère", la bonne était le mot utilisé, Maâouya, astique la vaisselle, assise sur les marches qui mènent vers la terrasse, elle frotte avec le "mzar" et le savon vert. Elle asperge d'eau, de seaux d'eau...
Les voisines , Ouassila, la fille de el behi, omi aroussia,omi hourya guarmattou, vont et viennent"yé omi Alice, rabbi eynik, andekchi kaabè karisse, andèkchi tarf saboune", Diziri(moi) amlétlekchi tilifoune, ouèyne msarfra lyoume, j'étais hôtesse de l'air???????, et ma mère majestueuse, dans son sodli(long peignoir en zanana), vert, rouge ou jaune clinquant qui poursuit sa cuisine, surveille les petits enfants, sert les voisines, donne des ordres à la bonne, à Omi Mnèya garbouje, ma nourrice, à Mouldi Khayèche, le cuisinier, pâtissier, aide mènager de la famille qui est train de sermonner Tahar, appelle Omi Hourya mart Kacem el behi qui est dans la skifa et qui mange des glibettes en cousant le dernier tablier d'école de Dominique mon neveu tout en devisant et plaisantant avec Chouchou Kaka. Voilà le facteur, il apporte deux lettres une de chez Raymond mon frère de Paris, une de mon frère Joseph de Montpellier, "ma mère, le fait rentrer lui offre de suite, une citronnade,la rituelle cuillère de confiture de grenades et prenant le courrier "nsallah khir", elle parcourt les lettres et les larmes inondent ses joues, ses yeux mordorés brillent, "Rabbi yesslah raïkom yé oulédi, ijibkom fil khaîr, le imaradkom", elle appelle "yé mridekh, yè mridekh oueynek??, elle le trouve et lui tend le courrier il est assis sous la vigne sur sa chaise longue entrain de parler avec baï el tounsi, "oulèdek kitbou jouebe mon père qui ne lit ni ne parle le français , les prend, les sent ces lettres, comme si l'odeur de ses enfants était dans le courrier, et les pose sur ses genoux , il dit "lé yaghssarkom fi bilèd el ness, le imaradhom, lé ifrakhom, yhanènekome alé b3aadkom, yé mehir, yé youssef," prénoms arabes de mes frères. A l'intérieur des lettres, il y a des photos, il les sort, "chouf chouf yè alisse, benti Michou ou Khouhé Iric, chouf mahléhom, une autre photo et il dit "houté, tbarkala mahléhé courine bint mehir. Ye mechmech, yé iric, yé courine rabbi yaiechom ou farahkom, farahtouni lyoum. Il embrasse dix , vingt fois les photos et appelle " Ijjé yè Dommi, ijjé chouf, okhtek ou ouled 3amek, yaich oueldi, khalli el ballé ou ijjè!
et le canoune brule ses charbons, son encens, le thé rouge de omi halima, bout et rebout, elle lave dans la "badilla" le linge avec la "boutchia" et s'arrête de temps à autre pour le passer d'un minuscule verre à un autre, le siroter et en proposer avec insistance "dhouk dhouk yaichèk", sirop de thé tord boyau et oh combien sucré, son goût âpre est encore au fond de ma gorge nouée par ces souvenirs.
Les images passent et repassent, les voix hantent mes oreilles, les odeurs enivrent mes papilles, les larmes sillonnent mes joues,j'aurais tant voulu, j'aimerai sencore et encore sentir le baiser de mon père sur mon front et la douceur des lèvres de ma mère sur mes joues................................
Nostalgique je suis et le resterai.

Et sil 'on effeuillait les MOIS de l'Année

Janvier sec et sage
Est d'un bon présage
Février trop doux
Printemps en courroux
Quand pour Mars il tonne
L'année sera bonne
Lune d'Avril
Na passe pas sans gelée
Petite pluie de Mai
Rend tout le monde gai
Juin froid et pluvieux
Tout l'an sera grincheux
Juillet sans orage
Famine au village
Temps trop beau en Août
Annonce hiver en courroux
Septembre se nomme
le Mai de l'automne
Octobre en bruine
Hiver en ruine
En Novembre s'il tonne
l'année sera bonne
Décembre de froid trop chiche
Ne fait pas le paysan riche.

Et puis pour terminer en beauté ,cette pensée:
Lecture
Souvent, j'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot dans les abîmes du passé, comme l'insecte qui flotte au gré d'un fleuve sur quelque brin d'herbe
Honoré de Balzac "louis lambert"

LA OSBANA :UNE DES COMPOSANTES PRINCIPALES DE LA RITUELLE MKHALTA"OU MSOKI° DE PESSAH




OSBANA POUR PESSAH

Nos habitudes en Tunisie et principalement à Nabeul sont conditionnées par nos traditions, qui veulent que pour chaque fête nous préparions une spécialité culinaire.
Pour PESSAH, nous régalons notre famille en confectionnant les Osbane, dans des poches de tripes ou des boyaux. Ces fameux coussins de"panses de brebis"!
Avec la polémique de la vache folle , en France, on a supprimé pratiquement les tripes et les boyaux, en les remplaçant par de la viande et des boyaux en plastique alimentaire (qui pue). Si l'on est en Tunisie ou ailleurs, prendre environ 2mètres de boyaux que l'on retourne, racle et nettoie jsuqu'à ce que l'eau que l'on met à l'intérieur, soit pure .
Pour ma part ,je me débrouille et trouve des tripes cacher chez un boucher dans à la porte de la villette!! et pour remplacer les boyaux, je confectionne comme un boudin , dans une gaze propre que j'ôte ensuite.
Nous avons tous les ingrédients allons y:
2kgs de tripes, nettoyées, cachérisées, blanches, on peut pour ôter toute odeur et les faire blanchir, les faire frémir dans l'eau chaude où l'on aura mis du citron.
500 gr environ de viande de mouton (certains préfèrent le boeuf, mais pâques sans l'odeur de l'agneau c'est pâques "chouri ou souri".)
Du mou (le poumon que l'on met à bouillir)
250 gr de foie (quelques tranches que l'on sale et que l'on fait griller)
750 gr d'épinards
500gr d'oignons frais avec les queues vertes
Quelques gousses d'ail
3 bouquets de persil
2 bouquets de coriandre(kosbore)
1 bouquet d'aneth
un demi bouquet de menthe "nâana"
150 gr de riz rond , environ
deux grosses cuillerées d'harissa maison
du sel, du poivre, du curcuma,
De l'huile d'olive.
Prévoir un entonnoir spécial pour farcir

Après avoir nettoyer les boyaux, les tripes, faire durcir ces dernières dans de l'eau bouillante, ainsi que le mou.
Griller les tranches de foie.
Toutes les herbes seront lavées, séchées de leur eau, et hachées finement après les avoir équeutées.
les épinards seront lavées très sérieusement dans plusieurs eaux, car ils contiennent de la terre, faire sécher, hacher finement dans leurs queues.
Eplucher l'oignon et l'ail, les laver, passer à la râpe pour l'oignon, découper menu pour l'ail.
Dans une grande bassine , mettre les légumes et herbes hachés.
Par ailleurs découper en tout petits morceaux, les tripes (feuillets , caillette etc..), le mou, la viande, le foie, rajouter le tout sur les légumes, le riz lavé, l'harissa,assaisonner avec les épices, rajouter de l'huile afin de bien malaxer le tout.

Selon le nombre de poches osbana que l'on veut faire ,on aura d'abord découper des rectangle que l'on pliera en carré pour en faire des coussinets, cousus sur deux côtés et demi, l'espace laissé servira à le farcir. On les coud en général avec une aiguille et du fil rouge(porte bonheur).
Après avoir bien mélangé la farce, prendre un à un les coussinets cousus , mettre dans l'espace réservé l'entonnoir, farcir, coudre l'orifice, mettre de côté. Prendre les boyaux, découper des longueurs de 20cm environ, à l'aide de l'entonnoir les farcir, laisser une petite queue non farcie de chaque côté, piquer la surface à l'aide d'une aiguille afin qu'à la cuisson le risque d'éclater soit réduit.
Faire cuire ensuite les différentes osbanes dans un faitout rempli d'eau salée.
On peut utiliser ensuite cette eau pour arroser la "mkhalta"., ou faire cuire un riz.
Le foie est grillé pour des raisons de cachrout, mais aussi pour mieux tenir.
L'huile crue que l'on met dans la préparation sert à mieux farcir, mieux faire glisser les ingrédients.
Les épinards ne lâcheront pas leur eau, si on les met en dernier dans la farce.
Ne pas trop tasser le boyau car il éclate quand le riz cuit et gonfle.
Cette préparation aux tripes appelée osbana peut accompagner différents plats dans l'année, notamment le bouillon du couscous du chabbat, la bkaïla, la loubia etc..
On peut congeler la osbana, crue ou cuite dans son jus.

La délicieuse odeur qui envahit nos narines est ancrée dans nos mémoires et nous bercent d'histoires . Laissons nous emportés par ce merveilleux parfum de nostalgie et rêvons à un monde meilleur, plus solidaire, plus pacifique ....










jeudi 3 avril 2008

LA CHMEUNKA DE BREÏTOU

Sorte de soupe, de tripes.
Ce plat représentait le repas du pauvre, car il était préparé à bases de tripes, partie la moins chère de la bête.
Ingrédients:
1 kg de gras double, tripes ou skate
Une livre de navets frais viloets
une demi livre de carottes nouvelles
cinq gousses d'ail
de l'huile
deux feuilles de laurier
une cuillerée d'harissa maison
une cuillerée de coriandre moulue
une cuillerée de felefel jeina
une pincée de sel
une pincée de poivre.

Les tripes se vendent à présent nettoyées à souhait donc pas de la vage, grattage etc..
Couper les tripes en petits carrés de 'cm environ .
Dans une marmite mettre l'huile, le sel, remplir celle ci d'eau (2litres ), poser sur feu vif, dés ébullition mettre les tripes dedans et diminuer le feu(moyen). Laisser cuire une heure à peu prés.
Pendant ce temps, gratter les carottes les découper en rondelles, nettoyer les navets, les découper en quartiers minces, nettoyer l'ail, le piler au mortier ou l'écraser.
Mettre ensuite dans la marmite, les carottes, les navets, l'ail, l'harissa, le coriandre, le paprika, les feuilles de laurier, le poivre, et laisser cuire le tout à feu moyen encore une heure environ.

On peut présenter ce plat en deux parties, l'une dans une grande assiette comportant les tripes et les légumes en décor, l'autre dans une soupière comprenant le bouillon.
Cette composition se mange avec du pain rassis(de la veille ou plus), comme pour le lablabi, que l'on aura présenté en tranches pour les tremper dans le bouillon auquel on aura rajouté le jus d'un demi citron.
Plat peu cher et consistant.

QUELQUES MOTS A PROPOS DU BONHEUR

Le BONHEUR humain est composé de tant de pièces qu'il en manque toujours.
Bossuet

Le vrai bonheur coûte peu, s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
Chateaubriand

Pour vivre heureux vivons caché.
Florian

Le plus grand secret du bonheuir c'est d'être bien avec soi.
Fontenelle

Si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
Jules Renard
Nous recherchons tous le bonheur, mais sans savoir où , comme des ivrognes qui cherchent leur maison, sachant confusément qu'ils en ont une.
Voltaire.

mercredi 2 avril 2008

TRUCS ET ASTUCES POUR LES BRULURES

Après avoir passé la partie brûlée sous l'eau froide essayez ce truc:
LE MIEL: Tartinez de miel, reprenez la même opération plusieurs fois de suite, la douleur disparait, très peu de cicatrices.
LA POMME DE TERRE: Découper des rondelles et les appliquer sur la surface douloureuse, il ne restera pas de cicatrice.
HUILE D'OLIVE ET BLANC D'ŒUF : Battez deux cuillerées d'huile avec un blanc d'œuf, appliquer sur la brulure.

mardi 1 avril 2008

SLATET BLANQUITE, avant pessah


Une petite entrée, à prendre pour l'apéritif.
Ingrédients:
Une baguette de pain rassis (de la veille)
Deux oeufs
Des olives noires et vertes
Des câpres
100 gr de thon en miettes
de l'huile d'olive
Un citron
Du persil
De la menthe séchée
De l'harissa maison
Préparation:
Mettre dans un bol, l' harissa que l'on aura diluée, on rajoute le citron pressé, ou du vinaigre. Mélanger, saler. Prendre les œufs cuits, durs, les couper en tranches fines. Découper la baguette en rondelles d'environ 2cm de large. Dans un grand plat, disposer les rondelles de pain, prendre une une les tremper dans le jus (harissa citron), sur les deux faces. les redisposer sur le plat, émiettez le thon, les olives dénoyautées, rajoutez les câpres, le persil haché, la menthe séchée, décorez avec l'œuf.
On peut remplacer le thon par de l'anchois ou du saumon fumé, saupoudrer de fromage râpé, mettre des morceaux de piments rouges.

VOYAGE


Heureux qui comme Ulysse,a fait un beau voyage
Ou comme celui-là qui conquit la toison
Et puis s'en est retourné, plein d'usages et raison,
vivre entre ses parents le reste de son âge!
de joachim du Bellay , les regrets

LA TABLE: Un ART de Vivre qui prend ses racines dans la Tradition.

Les recettes et les traditions attachées aux fêtes du calendrier juif se transmettent de génération en génération, grâce à leurs valeurs mythiques et symboliques.
Nous savons que le calendrier juif est "solo-lunaire", l'année est divisée en douze, voire treize mois débutant à la lune nouvelle, les mois lunaires étant insérés dans l'année solaire.7 fois par cycle de 19 ans, un mois supplémentaire "Adar2" est ajouté au calendrier.
Dans les traditions juives, la fête a non seulement un sens joyeux, festif mais est aussi une cérémonie La fête est le rappel de l'histoire, du passé ,mais elle signifie aussi avenir, car nous la transmettons à nos descendances, nous leur donnons une identité fondée sur un passé commun et un ensemble de traditions.
Chaque communauté juive du monde emporte dans ses bagages, aux talons de ses souliers, un peu sa vie, ses traditions, un mixte des principes du judaîsme et des us du pays, de l'esprit local.
Nous sommes au seuil de la fête de Pessah, liée au cycle agraire de l'année: le printemps.
Pour passer à table ,un rituel s'impose, se laver les mains, ce qui veut dire, faire une pause entre les moments.La nourriture permet d'exprimer sa spiritualité.
Les mots :Manger = Makhal et Malakh =ange sont composés des mêmes lettres: dans la nourriture on puise sa spiritualité.

La tradition juive veut que l'on ne consomme pas les produits carnés et les produits lactés en même temps. Le lait est un élément qui est produit par un animal vivant, tandis que la viande provient d'un animal que l'on a abattu, donc mort.
La cuisine juive ne comporte que des viandes provenant d'animaux herbivores, quadrupèdes, ruminants à sabot fendu.
La cachérisation, salage et lavage de la viande obéit à des règles de "cachrout".
PESSAH commémore la fin de l'oppression du peuple juif en Egypte ancienne. Le passage de l'état d'esclave à celui de peuple libre.
On appelle cette fête aussi "la Pâque" ou en Tunisie "Aîde el Ftira" ,la fête des galettes.
Toute consommation de "hamets", levain, aliment comportant de la pâte levée, est interdite: pâtes, pains, gâteaux, etc...La matsa, appelée pain de misère est à base de farine de galette , de sel et d'eau,cuite telle que.

La fête démarre par une recherche du hamets, le 13 Nissan au soir, on appelle cette cérémonie "Bdikat Hamets", le chef de famille inspecte tous les lieux de la maison à l'aide d'une bougie, la maîtresse de maison aura auparavant semé dans les différentes parties de la maison dix morceaux de pain enveloppés dans du journal en tous petits paquets. Le père de famille se sert d'une boite en fer ou d'une casserole et d'un couteau il fait le geste de gratter les morceaux,avec le couteau les fait glisser dans l'ustensile, le lendemain matin quand tout est net, prêt pour la fête, on brule les morceaux et l'on met dehors la poubelle.
Deux soirées de fête se succèdent ensuite, , réunion de toutes les familles "SEDER" , ces soirs là on lit la "Haggada", récit de la traversée du désert d'Egypte. Le plateau du Séder est traditionnellement préparé selon certaines règles, il circule autour des têtes des convives porté par la jeune fille de la maison.
Toutes les prières sont chantées, petits et grands se souviennent des airs ou paroles traditionnellement entonnées.le rituel "ma nichtana" en quoi cette nuit est elle différente des autres nuits" est chantée par les enfants qui ont un rôle important à pessah.
Les commentaires évoquent le récit de la sortie d'Egypte.
La phrase "ha lakhma anya" voici le pain de misère que nos ancètres ont mangé en Egypte évoque le récit de l'exode.
Le séder se déroulait aussi dans le temps, assis sur de moelleux coussins.L'énumération des dix plaies dont furent frappés les égyptiens pour laisser sortir les esclaves hébreux.
En Tunisie le soir, la veille du premier seder, on mangeait les grillades de l'agneau immolé à cette occasion, par terre sur des matelas ou des peaux de mouton, et l'on évitait de répandre des miettes.
La tradition veut que pendant cette fête on sacrifie un agneau et que l'on mange de la viande d'agneau en gardant l'os de l'épaule pour le plateau du séder.
Le plateau du séder qui trône au milieu de la table, recouvert traditionnellement d'un voile rouge, peut être en paille , en cuivre ou en argent comporte sur le dessus trois matsots, l'une sur l'autre, séparées par une serviette; sur la droite du plateau on place l'os d'agneau"zeroa", on place un œuf dur "beytsa", symbole de sacrifice et d'espoir car l'œuf est porteur d'une vie nouvelle. On dispose des herbes amères "maror", on choisit souvent le cèleri, ensuite on rajoute l'"atseret", une verdure qui peut être laitue ou romaine. Le céleri, le persil ou un végétal représente le "karpass". Dans une petite coupelle, de l'eau salée ou vinaigrée, dans lequel le karpass est trempé. Ne pas oublier les "harossot", mélange, pâte de fruits de dattes et noix, que l'on rajoute à la romaine en morceaux. On pose un petit morceau de cette pâte à la fin de la fête sur les mézouzotes à l'entrée de la maison, pour protéger la demeure.
on dit que les djerbiens rajoutent une tête d'ail à 7 gousses et une cosse de fèves fraiches à 7 fèves. ces deux légumes seront suspendus ensuite dans leur cuisine à la fin de la fête.
La coutume veut que l'on prépare pour les deux sédarims un plat selon les régions, Mkhalta, "msoki" compossé de tous les légumes possibles et de la fameuse "osbana" poche farcie de tripes , foie, coeur, mou, persil, oignons,épinards, riz etc... et du plat typique le fadd(recettes à venir).
Quelques pâtisseries avec la farine de matsots sont préparées rituellement, fritèches, sphéries, etc..
HAG SAMEAH LE KOULAM BONNES FETES KMARA AM AKHOR

dimanche 30 mars 2008

NISSAN LA FETE DE LA BSISSA (pchichè)

Samedi 5 Avril 2008, après le chabbat au soir; n'oublions pas :

la tradition de la bchicha;

Nissène yèmlè el kissène dit-on , ce qui signifie, abondance et pluies.

Chez nous, les juifs tunisiens, il y a encore une tradition que d'autres juifs ne pratiquent pas, celle de la BSISSA.
Le premier jour du mois du calendrier hébraïque NISSAN, il est de coutume de faire la fête. On fait cuire des fèves, comme tous les jours de fête, symbole d'abondance et d'hospitalité. Et l'on prépare le rituel de la Bsissa. C'est une farine composée de différentes céréales grillées, moulues, parfumée d'épices que l'on consomme en Tunisie comme complément nutritionnel et pour "fortifier".

Ce soir là la famille se réunit, la mère de famille prépare la veilleuse, le "kandil" et pose au fond de celui ci des objets en or, il brille et illumine la pièce. A côté, un petit saladier contient de la bsissa, dans laquelle on a mis des dattes débarrassées de leurs noyaux et du sucre.
Ensuite, notre mère prenait la clef de la maison qu'elle avait astiquée auparavant et la remettait à chacun d'entre nous . On devait remuer dans le saladier la clef en tendant le majeur pendant que notre père versait à l'aide d'une bouteille d'huile un filet .
On devait ensuite goûter la mixture avec les dattes et lécher notre doigt dégoulinant d'huile. Les rires fusaient de partout, les beurk face à la mixture aussi.
On chantait tous , à chaque tour"

HAREKNE ELBSISSE BIL MEFTAH HINNE ALINE YE FATTAH;
BIL TAHRIK MTAA EL BSISSE, HINNE ALINE YE MOULENE; YE FATTAH YE RAZZAK
On demande au tout puissant de nous ouvrir les portes de la générosité.
C'est une tradition typiquement tunisienne et certaines personnes juste avant nissan ramènent de tunisie la bsissa et distribuent au maximum de personnes qu'elles connaissent. C'est une mitzva(bonne action).
Le mois de Nissan est un mois en général pluvieux et on dit "Nissan yemlè el kissène", Nissan remplit les verres. Cela se traduit par le mois pluvieux , celui de la richesse et de la générosité.
Alors n'oublions pas nos coutumes, fêtons Nissan avant Pessah et que la clef du bonheur et de l'abondance remplisse les coeurs de joies nouvelles!

vendredi 28 mars 2008

SLATA MECHOUIA



Salade de piments grillés

Ingrédients:

une livre de piments verts

4 tomates,

une Gousse d'ail,

un demi citron,
Sel, Poivre,
huile d'olives
1/2 boite de Thon,
une poignée deCâpres,
des Olives vertes ou noires


Préparation:

Faire chauffer le four ou le grill.

Placer les tomates et les piments dans un plateau et laisser griller , à mi-cuisson retourner les légumes dans l'autre sens et ajouter la gousse d'ail.
Laisser griller jusqu'a ce que la peau noircisse , placer chaque légume grillé sur les deux faces dans un sac plastique.
Ensuite, éplucher les piments, ôter la queue, supprimer la peau des tomates, éplucher l'ail .
Si l'on aime pas que cela soit trop piquant, épépiner les piments et mélanger ceux ci à des poivrons grillés.
Placer le tout dans un pilon (mehrez) ou mixer le tout grossièrement.
La meilleure façon est quand on a pas de pilon en bois de préférence de couper à l'aide de deux couteaux avec les deux mains les légumes.
Poser le mélange dans un petit saladier ou un grand plat. Saler, mettre une cuillerée de carvi, rajouter sur la surface des cuillerées d'huile d'olive, une rasade de jus de citron frais.
On peut décorer de quartiers d'œufs durs tout autour du plat, de quelques olives, émietter le thon au centre, et rajouter des câpres.


Servir frais.

OJJA aux boulettes de viande

La OJJA est une spécialité reconnue de Nabeul , mais on la prépare partout en Tunisie.

Là nous allons l’agrémenter de boulettes de viande mais on peut y rajouter de la cervelle d’agneau, des harengs secs, ou des merguez recette plus commune.

L’essentiel est qu’elle comporte des œufs.
Ingrédients:

  • 100 g de piments doux verts ImageImage
  • 4 belles tomates
  • 6 oeufs
  • 2 gousses d'ail
  • 1 cuillère à café de carvi
  • 2 bonnes cuillères de concentré. de tomates
  • Huile d'olive
  • sel
  • Poivre

les boulettes

  • 200gr de viande hachée
  • 1 oignon
  • 1 cuillère à café de carvi
  • Une demi botte de persil
  • Une poignée de menthe séchée
  • 1 cuillère café d’harissa maison
  • Sel
  • Poivre

Préparation :

Dans un grand plat mettre la viande hachée, l’oignon que l’on aura préalablement coupé et haché finement, le persil ciselé, le carvi(carouia), la petite poignée de menthe séchée, l’harissa. , Roulez poignée par poignée de ce hachis dans la paume de la main et en faire des boulettes d’environ 4cm de diamètre assez homogènesDans une casserole, faites revenir l’huile d'olive, mettre les tomates lavées et découpées en petits morceaux, saler, , faire revenir lentement afin que la tomate forme une pulpe.Ajoutez les gousses d'ail écrasées Mouillez la préparation. Faire cuire à nouveau, rajouter le concentré de tomates.Poser les piments verts, épépinés et coupés en petits dés. Laissez cuire environ 10 min.Couvrir d’eau et laisser reprendre la cuisson. Dés que la sauce frémit, rajouter les boulettes que l’on a confectionnées.Laisser cuire. Ensuite prendre quatre œufs, les casser les battre et les mélanger au contenu, le blanc doit coaguler, poser deux entiers, couvrir laisser cuire. On peut saupoudrer la préparation de persil haché, rajouter des câpres et décorer de quartiers de citron.

Bon appétit.


.

dimanche 23 mars 2008

CAKES - BESKOUTOUS

On en fait le plus souvent possible car, ce sont des biscuits qui durent, se mangent et se gardent très facilement.

Dans une boite en fer ,toujours à portée de main, il y en a toujours ,à tout moment pour les visiteurs inopinés.

Ingrédients :

500 gr de farine

200 gr de sucre en poudre

1sachet de levure chimique

Une pincée de sel

De l’huile d’arachide

6 œufs

Un demi verre de fleur d’oranger et/ou

Le jus d’une orange ou 2 selon la grosseur

Préparation :

Préchauffer le four

Dans une jatte, verser la farine, la levure au centre dans un creux, le sucre, l’eau de fleurs d’oranger ou le jus d’orange, les œufs entiers sortis du réfrigérateur bien avant, le sel, un demi verre d’huile, mélanger comme il se doit , on obtient une pâte pas trop molle mais tendre. Mettre dans le creux de la main un peu d’huile, masser les mains et prendre la pâte, en faire un rouleau d’un cm de largeur, découper ensuite en bâtonnets de 10 cm chaque, ou les rouler en rond, les poser sur la plaque huilée, farinée ou recouverte d’un papier sulfurisé. Les espacer pour les laisser gonfler.

Enfourner et laisser cuire environ 20 mn. Ils doivent dorer.

Sortir du four démouler délicatement, poser dans une grande assiette et laisser refroidir avant de les conserver.

Pour varier, on peut parsemer de graines de sésame, rajouter avant de cuire, des amandes grillées concassées, mette du chocolat à l’intérieur ou en petits morceaux sur la surface, mélanger 2/3, 1/3 farine et semoule fine.

Râper un zeste d’orange ou de citron, saupoudrer de cannelle moulue ou de sucre glace.

Ces biscuits se servent avec le café, le thé, le chocolat chaud, mais surtout avec de l’orgeat ou de la citronnade maison « limonadha ».

Les gourmands les consomment ainsi en les croquant à n’importe qu’elle heure !

LA GHREIBA , pâtisserie tunisienne

Pâtisserie à base de pois chiche moulu, sorgho « Drôo » moulu, ou farine.

La recette est la même seul diffère la base : farine, pois chiche ou sorgho.

Prendre 300 Gr de farine, pois chiche ou sorgho
150 gr de sucre glace,
Vanille en poudre ,ou eau de fleurs d’oranger, de rose ou de géranium,
Huile d’arachide,
Zeste d’orange râpé,
Une pincée de sel,
Une pincée de bicarbonate de soude,
Quelques amandes ou noisettes grillées.


Dans une jatte mettre la farine, le sucre , le sel, la vanille ou autre parfum, le zeste d’orange, le bicarbonate, mélanger le tout pour bien répartir les ingrédients, verser lentement l’huile en malaxant avec les mains ; La pâte obtenue doit être compacte et tenir dans le creux de la main.
Prendre celle-ci en boules de 5cm de largeur environ, dans le creux de la main en faire un cône. Ainsi de suite pour toute la pâte.

Préparer un plateau pour le four, huiler le , fariner poser un à un les cônes en les espaçant. Rajouter au choix sur le dôme de chacun un amande ou une noisette. Enfourner four moyen environ 20 minutes.

On peut en faire de forme différente notamment en petits bâtonnets de 5 cm de longueur.

Selon les goûts, saupoudrer de sucre glace, de poudre de cannelle, de graines de sésame…

Il est possible aussi de mélanger deux farines, (pois chiche et farine) , et remplacer l’huile par du beurre . Mais c’est une affaire de goût !

samedi 22 mars 2008

QUELQUES TRUCS UTILES

Pour enlever le voile et l'opacité des verres lavés à la machine, les rendre brillants comme neufs:
Prendre un paquet de levure chimique pour pâtisserie, le délayer dans de l'eau dans un verre, ensuite à l'aide d'un chiffon enduire les parois du verre, rincer, il luit immédiatement.

Pour nettoyer les fonds de carafe qui deviennent opaques par le calcaire de l'eau, mettre dans le fond du vinaigre chaud de préférence, laisser reposer, secouer énergiquement, ensuite rincer, et le miracle se fera!

Pour nettoyer vos cafetières et théières qui brunissent dans le fond, prendre du bicarbonate de soude, délayer, frotter les parois internes , rincer, ça y est , c'est propre!

vendredi 21 mars 2008

21 Mars, Fête de Pourim, fête de la jeunesse en Tunisie,vendredi Saint



Pour Pourim, l'habitude veut que nous fassions cuire et trôner sur la table une grosse poule que l'on aura préalablement farcie. Mais il est vrai qu'à présent les jeunes n'aiment pas trop manger des plats de ce type, et la poule reste dans le frigo ,alors j'ai eu l'idée pour perpétrer la coutume et ne rien gâcher, de farcir des coquelets. Aussi, on aura la même impression de poulet farci, mais on en aura moins à manger et découper. Nous laisserons de la place aux makrouds, déblas et autres pâtisseries. SANS OUBLIER LES ORANGES DOUCES QUI FLEURISSENT SUR LES ÉTALS ACTUELLEMENT EN TUNISIE;

jeudi 20 mars 2008

BONNES FETES - Bonne fête d'Esther, BON POURIM, à tous les juifs tunisiens, Bon MOULED à tous les Musulmans tunisiens

Aujourd'hui en Tunisie et ailleurs les tunisiens de confession juive fêtent POURIM, en faisant la charité, la tsédaka, on festoie autour de la poule farcie, des briks aux pommes de terre, des makouds aux carottes, pommes de terre, poulet, du bouillon avec des nouilles . Des yo yos etc....חג פורים שמח
Que de souvenirs se mêlent et s'entremêlent.
Les musulmans de Tunisie fêtent le MOULED en faisant la célèbre Assida de farine ou surtout dans nos régions de Zgougou. La Assida de Zgougou quel délice!

BONNES FETES A TOUS

vendredi 14 mars 2008

Terminons la semaine en réflechissant .....

William Shakespeare disait

Vois comme cette petite chandelle répand au loin sa
lumière !
Ainsi rayonne une bonne action dans un monde malveillant.

Elie Wiesel a écrit

Il n’y a pas de personne plus reconnaissante que celle qui
a vaincu le royaume des ténèbres.

Helen Exley lance une idée géniale

Il n’existe pas de jour dédié au « MERCI » dans le calendrier.
On devrait inventer une journée particulière où surprises
et câlins viendraient récompenser les personnes qui ont
fait du bien autour d’elles, dans l’année

ASTUCE POUR AVOIR UNE BONNE SALADE VERTE

Cette fois c'est une vraie salade verte dont on parle. En Tunisie on aime beaucoup la laitue , mais comme il fait chaud, elle est souvent flétrie, la romaine que l'on consomme aux alentours de la Paque juive est trés prisée chez nous. La chicorée aussi mais tous les goûts étant dans la nature, certains ne l'aiment pas à cause de son amertume.
Ma mère, pour donner à la salade sa fraicheur, et pour la récupérer comme si elle venait de la cueillir, la lavait toujours à l'eau tiède et selon son degré de fraicheur la trempait un moment dans de l'eau chaude. Elle préparait deux saladiers ,l'un où elle mettait dans l'eau du vinaigre, ainsi elle était sure de se débarasser des éventuels vers qui s'y trouvaient et l'autre où elle lavait une à une les feuilles de la salade . Elle choisissait toujours les feuilles les plus claires, mettant de côté celles qui étaient trop vertes ou abîmées. le coeur, elle me le réservait car j'aimais énormément ça...
Voilà comment on redonne vie à la salade et on se débarasse des vers!
NOs salades sont toutes assaisonnées de sel fin, d'huile d'olive et de citron , parfois on rajoute une pincée de poivre.

LA MEKBOUBA (confit piments tomates)

La MEKBOUBA, ce qui siginifie en arabe littéralement, "celle qui est retournée sur sa face", comme la tarte tatin française!
C'est un plat que l'on consomme principalement pour le chabbat, il accompagne le rituel couscous. Les juifs tunisiens nomme ce plat salade car toute la kémia tout ce que l'on sert autour des plats principaux sont dits "salade".
C"est hyper simple et rapide à faire. On peut varier la recette en rajoutant du coriandre moulu, pour le parfum et la digestion.
Ingrédients:
Une demi livre de piments verts et rouges (s'il y a pour le plaisir des yeux!)
5à 6 belles tomates rouges
Une belle gousse d'ail
une cuillère de tomate concentrée
de l'huile d'olive
Du sel.

Dans une casserole mettre de l'huile rajouter les tomates, lavées découpées en quartiers et épépinées, rajouter une bonne quantité d'ail pilé, le sel , faire revenir lentement afin que les tomates fondent entièrement et forment une purée compacte, mouiller, rajouter la cuillère de concentré, laisser mijoter, rajouter
les lamelles de piments (ceux ci ont été lavés, découpés sur la longueur en quatre
ou six lamelles)sur la surface, rajouter de l'eau si nécessaire et laiser cuire.
Le piment reste croquant de préférence. Servir dans des raviers, avec l'apéritif
et la kémia.
Bon appétit.

POURQUOI CONSOMME T'ON DES FEVES A POURIM?

A pourim particulièrement nous consommons des fèves
Ceci d'après une tradition qui dit qu'Esther n'a pas voulu manger de la nourriture non "cacher" et pour cela elle mangea seulement des fèves et des pois chiche comme le firent Daniel et ses amis dans la cour de Névou'hadnetsar, nabuchodonosor.
Une autre interprétation dit que cette coutume a des racines primitives, à savoir que la consommation de légumes était une sauvegarde contre les esprits.
par ailleurs on consomme aussi à Pourim chez les achkénazes plutôt des "kreplach" sorte de crèpes fourrées de forme triangulaire car le triangle signifie les trois patriarches: ABRAHAM, ISAAC et JACOB.

mercredi 12 mars 2008

CONFERENCE A L'INSTITUT DU MONDE ARABE LE 17 MARS A 15 H30

Il ne reste plus que quelques jours, nous vous demandons de bien vouloir confirmer votre présence à notre conférence sur le thème "lA TUNISIE : DIVERSITE CULTURELLE ET MODERNITE.
Par Téléphone , message ou SMS au 06 69 75 59 67
Par mail : groupement.ass@Gmail.com

mardi 11 mars 2008

FEVES AU CUMIN

Ce rituel des fèves au cumin remonte à la nuit des temps. Les fèves servies sont symbole d'hospitalité.Elles représentent le plat du pauvre et afin que l'on se souvienne à chaque fois que des déshérités ne mangent que ça, il est bon de préparer cette petite entrée à chaque bonne occasion, chaque fête.
Prendre 250 gr de fèves sèches, plutôt grosses, et "dhéwébé" (qui fondent vite), les mettre dans un saladier les recouvrir d'eau et les laisser tremper au moins 24 heures.

Une fois les fèves gonflées, les laver , trier(il se peut que de petits morceaux de terre ou pierre restent entre les fèves).
Dans une casserole les fèves et trois cuillerées à soupe d'huile.Couvrir d'eau et faire cuire lentement afin qu'elles puissent rester tendres.
A mi-cuisson saler les fèves.

égoutter les fèves, les servir dans des plats individuels saupoudrés de sel et de cumin en poudre.Pour les manger ôter la peau de chaque fève.
On peut aussi rajouter de l'harissa délayée.
Pour que les fèves gonflent plus vite et éviter de les faire trempent longtemps, on rajoute à l'eau une cuillerée de bicarbonate de soude. cette solution a un désavantage celui de noircir les fèves, alors on rajoute pour contrer un filet de citron dans l'eau.

TORCHI LEFT- SALADE DE NAVETS

Traditionnellement le couscous du chabbat ne peut se servir qu'accompagné de ce fameux torchi.
Cette salade de navets peut être réalisée avec de nombreuses composantes.
La classique du chabbat: prendre trois beaux navets frais, violets, les laver, les gratter sans les éplucher, mettre dans un saladier,les couper en deux, débiter de fines lamelles.
Saupoudrer de sel fin, laisser macérer. Les tranches ramollissent et se colorent en rose. Presser le jus d'une bigarade (fruit du bigaradier) rare en France., rajouter un jus de citron. On peut remplacer la bigarade par un pamplemousse ou une orange et un citron. Prélever la pulpe des fruits ,l'incorporer, rajouter deux cuillerées d'huile d'olive. Mettre dans un ravier, mélanger le tout auparavant et laisser macérer l'après midi.
Variantes:
*on peut y adjoindre des carottes découpées en fines rondelles
*possibilité de parfumer avec une gousse d'ail pilé , une cuillerée d'harissa maison délayée dans de l'eau et une pincée de coriandre.
*on peut aussi rajouter des bâtonnets de céleri frais et des morceaux de piment vert et rouge, pour la couleur et goût.
Ce TORCHI demeure le + de la table du chabbat et du bon couscous.

vendredi 7 mars 2008

SOIREE RESTAURANT A LA BOULE ROUGE

Vous n'avez pas envie de cuisiner, j'aimerais vous indiquer un excellent restaurant tunisien cacher, qui se trouve au 1, rue de la boule Rouge à Paris dans le 9ème arrondissement, non loin des folies bergères. Vous verrez d'ailleurs dans la vidéo qui suit une recette préparée par le fondateur de ce restaurant qui n'est autre que mon frère Raymond HADDAD.
Comme le proverbe de chez nous qui dit 'echkoun yofkhor laroussa, khouhè wellé bouhè" qui flatte la mariée son frère ou son père. Mais allez y gouter la cuisine juive tunisienne et vous me donnerez raison.
Et puis je vous donnerai toutes les recettes des plats que vous trouverez.
Bonne promenade culinaire, Bon chabbat et bonne semaine.


jeudi 6 mars 2008

LES YO YOS DE NOTRE TUNISIE



Ces pâtisseries qui ressemblent à des beignets, dégoulinantes de miel sont symbole de fête, leur forme et leur couleur rappelle le jouet à l’élastique de nos enfants.
Ingrédients :
350 gr de farine
4 cuillères de sucre moulu
Une pincée de sel
1 paquet de sucre vanillé
2 paquets de levure chimique
Une rasade d’eau de fleurs d’oranger
Trois œufs
De l’huile
Un jus d’oranges pressées
Sirop à Mieller :

500 gr de sucre cristallisé
3 cuillerées de miel
1 citron
Un zeste d’orange
Une demi-cuillerée de poudre d’amidon

Dans une casserole, mettre le sucre, presser le citron, le zeste d’orange, couvrir d’eau, poser sur le feu. Dés que cela bout réduire la flamme, laisser cuire environ 20 minutes à feu doux, délayer le miel dans un demi verre d’eau, le rajouter et remuer. Laisser cuire à nouveau, ensuite rajouter l’amidon délayé dans un verre d’eau tiède, remuer encore. Cuire à feu modéré. Faites l’expérience de cuisson en prenant à l’aide d’une cuillère une perle de sirop, si il reste entre le pouce et l’index un filet entier de sucre , c’est que c’est cuit.

La pâte :
Dans un saladier casser les trois œufs, mettre la pincée de sel, le sucre, une cuillerée d’huile, l’e jus d’orange, la levure, le sucre vanillé, battre le tout, incorporer la farine peu à peu, et malaxer afin d’obtenir une pâte molle.
Mettre de côté et préparer le sirop . Le tout environ trois quart d’heure.
Ensuite prélever des boules ,les aplatir à l’aide du rouleau, par ailleurs à l’aide d’un verre renversé et d’un dès à coudre faire des petits cercles dont on a ôté le centre avec le dès. Ces petites couronnes homogènes prêtes. Poser l’huile dans une poêle creuse, laisser chauffer.
Faire dorer au fur et à mesure les yo yos , les retirer à l’écumoire, les poser dans une grande passoire sur pieds afin que l’huile contenue s’écoule.
Tremper ensuite un à un les yo yos dans le sirop de miel, les disposer dans un grand plat, en pyramide.
Pour la décoration, on peut parsemer sur leur surface des graines de sésame et de la poudre de pistaches .

POURIM, L'UN DES MAKOUDS

Makoud de pourim , l’un des trois !

C’est une grande et épaisse omelette qui se déguste en tranches arrosées de quelques gouttes de citron.
Ingrédients :

16 œufs (Arbâ hyar)
150 gr de blanc de poulet
3 pommes de terre moyennes
1 oignon
Une poignée de brins de persil
Du citron
De l’huile
Une pincée de sel
Une pincée de poivre
Une pincée de curcuma

Prendre trois œufs les mettre dans une casserole contenant de l’eau et les faire durcir.
Par ailleurs faire cuire les pommes de terre à l’eau, les éplucher.
Dans une casserole, mettre de l’huile, le poulet coupé en dés, le persil en petits morceaux, l’oignon râpé, le sel ,le poivre, faire revenir le tout, la coloration marque la cuisson.

Prendre un saladier ,y verser la préparation, rajouter les pommes de terre cuites râpées, découper les œufs durs en quatre ou les râper (c’est une question de présentation et de goût), casser le reste des œufs, un à un en mélangeant bien le tout. Ajouter un filet de citron, une pincée de curcuma. Rectifier l’assaisonnement en goûtant s’il le faut.
Huiler un moule , fariner le, verser toute la préparation, enfourner et surveiller la cuisson (à l’aide d’une lame de couteau), l’omelette gonfle et devient dorée.
Une fois cuite, démouler, servir dans un plat adapté avec des quartiers de citron.
On peut donner plus de goût à l’omelette en rajoutant du « marak of » poudre de poulet.
Pour la présentation, faire des morceaux en les découpant comme les makrouds.

Bon appétit et bonne fête de Pourim.

mercredi 5 mars 2008

POURIM ET LA MEGUILA D'ESTHER

LA FÊTE DE POURIM: Pourim :" tirage au sort"
le 14 Adar ,sixième mois de l'année juive, est la célébration de l'héroïsme d'Esther , nouvelle épouse juive du roi de Perse Assuérus. celle ci sauva de l'extermination par Aman, premier vizir,
Assuérus répudia sa femme pour épouser esther, orpheline juive, pupille de Mardochée son oncle.
Aman voulait que toutes les personnes du peuple se prosternent denat lui, Mardochée refusa, et Aman furieux, influença le Roi en décrétant l'extermination des juifs. Mardochée demanda à sa nièce ,qui avait tue son appartenance au judaïsme, d'intercéder auprès du Roi pour épargner ses frères. Esther décida d'un jeune pour toute la communauté juive et avoua ensuite au roi qu'elle était juive. Le Roi condamna Aman à la pendaison. Il nomme mardochée qui lui avait auparavant sauvé la vie, vizir.
C'est une fête joyeuse qui fut instituée par Mardochée, l'oncle d'Esther , il y a 23 siècles et ce afin de se souvenir de cet évènement grave.
L'histoire de cette fête, celle d'Esther est lue sur un rouleau de parchemin: la Méguila.
La coutume veut que l'on s'offre des présents comestibles: les Michloarh manot.
les maîtresses de maison font des pâtisseries qui sont destinées à la consommation de la famille et aux échanges.
La coutume veut que l'on mette à disposition des personnes nécessiteuses des dons d'argent selon les besoins .
La fête est clôturée par une "Séouda", repas copieux et bien arrosé.

Le 13 Adar est une journée de jeûne, le jeûne d'Esther". Le soir , tous les jeunes se réunissent et pendant que le père est à la synagogue, mangent des graines , les glibettes, surtout celles de melon.
A l'issue de ce jeûne, la tradition tunisienne veut que les jeunes filles se noircissent au khol les yeux, et coupent la longueur de leurs cheveux(un cm), on dit qu'ainsi elles seront aussi belles qu'Esther et les cheveux seraient renforcés.
Les jeunes garçons jouent à la toupie, ils découpent des guirlandes de papier et s'amusent à bruler des pantins de papier en disant "aman ou ewlédou, nahrakoulou fâdou".
Pour les pâtisseries, elles sont presque toutes enroulées sur elles mêmes qui évoquent la méguila d'Esther.
En tunisie, les oreillettes, ouedhnine el cadi,les yo yos , makrouds, ghraïbés sont dégustés.
POURIM se termine par un" festin",le rituel repas, outre les pâtisseries, on prépare les fêves au cumin, la poule farcie qui trône au milieu de la table et les maakouds différents, à la viande, aux carottes, aux pommes de terre et poulet. Chaque ménagère concoure à faire le plus grand et le plus beau des maakouds.
Un bouillon de poulet contenant des vermicelles ou des tagliateles accompagne la poule farcie.
Des artichauts bouillis , des salades de navets, carottes, une makbouba etc.. le tout orne la table de fête.