
Nos anciens, nos grands parents, nos parents et les générations qui nous ont précédés,celles là et celles à venir continueront à prendre en considération les superstitions qui ont bercé notre vie entière.
Les premiers chrétiens le prirent comme signe de ralliement.
ICHTUS, poisson en grec ancien, était le monogramme du Christ, composé des premières lettres des mots grecs : Iêssous CHristos Theou Uios Sôtêr (Jesus Christ fils de Dieu le sauveur).
Le poisson se reproduit et prolifère, aussi est -il signe de fertilité.
Lors de la création du monde, il serait apparu le premier, c'est le premier vertébré qui a donné naissance au premier tétrapode terrestre...
BIL HOUT, BILHOUT ALIKOM, HACHK, SMALA, ALLAH YOSTOR, KHAMSA WE KHMIS, HOUTA ALIK, YE HAOUET, HOUTA KHOMSA WE GUERN GHZEL....
Et oui nous avons nos superstitions, ce ne sont pas les chats noirs, mais le poisson, le chiffre 5, la main de fatma, la corne de gazelle etc...
Le poisson , toujours lui, nous protège contre les mauvais sorts, il éloigne le mauvais oeil, c'est peut-être parce que le poisson vit sous l'eau et est à l'abri des regards malveillants?
On le met "à toutes les sauces", en pendentif, en porte clef, en objet de décoration.
Il est de coutume,pour le septième jour , lors du mariage, que les épousés se réunissent à nouveau avec leurs familles respectives et amis pour fêter "le KOUSSANE EL HOUTA". C'est une tradtion judéotunisienne qui veut que ce septième jour après la cérémonie du mariage, on fait une fête, un diner et les mariés sont face à un énorme poisson (plus il est gros plus c'est signe de richesse, cela fait bien vis à vis de la belle famille, car cela a lieu en général chez la mariée), et à l'aide d'un couteau ils essaient de le couper chacun de son côté, pour l'anecdote, on glisse en douceur un morceau de bois du côté du marié afin qu'il s'acharne et perde la partie. Ensuite tout le monde festoie autour du poisson et des douceurs qui sont préparés à l'occasion.
Chez les juifs tunisiens, à chaque fois que l'on rentre dans un nouvel appartement, magasin ou bureau, il est de coutume aussi de couper un poisson sur le pas de la porte afin que le lieu soit fertile .
De même, on met dans les coins de la maison ou du nouvel endroit du sucre, du hénné et des fèves séchées ,toujours par tradition. Dans la maison on entrepose d'emblée de l'huile d'olive porte bonheur et le reste des ingrédients précités.
Continuons à croire que le poisson nous porte chance et éloigne tout sortilège de nous.
Que Dieu nous préserve de tout mal et HOUTA ALINA WE ALIKOM.