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samedi 17 décembre 2011

Viande rouge : bonne ou mauvaise pour la santé ?

Par Virginie Plaut - Validé par Marie-Christine Boutron-Ruault, médecin et directeur de recherche à l’Inserm et Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition à l’Institut Pasteur de Lille

Pour les uns, la viande rouge serait le secret d’une bonne santé. Pour les autres, elle serait source de dangers. Cancer, cholestérol, diabète, surpoids…
Medisite a mené l'enquête.

La viande rouge est-elle cancérigène ?

Une étude internationale l’affirme : un gros consommateur, qui mange régulièrement plus de 160g par jour de viande rouge au sens large du terme, a 33% de risque en plus de contracter un cancer colorectal qu’une personne en consommant moins de 20g.
La cause ? Le fer et les conservateurs. Ces derniers favoriseraient l’apparition de composés nitrosés, cancérigènes, dans le système digestif. Le fer héminique serait, lui, à l’origine de réactions chimiques (dites de Fenton), productrices de radicaux libres
(2) (3) (4). Les autorités sanitaires conseillent donc de ne pas dépasser 300 à 500g de viande rouge (boeuf, porc, agneau) par semaine. Il faut privilégier au maximum le poisson et la volaille qui, elle, a un effet neutre sur le risque.
Pourtant, ce constat ne doit pas tourner à la psychose. "Ca concerne vraiment les excès", modère Marie-Christine Boutron-Ruault. "On trouve de tels niveaux de consommation en Amérique du Nord ou en Australie. C’est plus rare chez nous."Le fer dans la viande rouge : la quantité et la qualité. Et si le secret de Popeye était en fait le bifteck ? Plus que les fameux épinards, la viande rouge, notamment le boeuf, est particulièrement riche en fer.
Tout comme pour les protéines, ce n’est pas seulement la quantité qui est intéressante, mais aussi la qualité.
"Le fer 'héminique', d’origine animale, est beaucoup mieux assimilé que celui de source végétale",assure le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition à l’Institut Pasteur de Lille. Le taux d’absorption est d’environ 25%, contre 5% seulement pour le fer "non héminique".Or une déficience en fer n’est pas anodine :
elle peut notamment entraîner une diminution des capacités physiques et intellectuelles,
ainsi qu’une plus grande vulnérabilité aux infections.
La viande rouge est-elle à l’origine de maladies cardio-vasculaires ?

A plusieurs reprises, des chercheurs ont montré
une corrélation entre la consommation de viande rouge
et
l'hyperchorestérolémie et le diabète de type 2
De là à en déduire que la viande rouge est la cause de maladies cardio-vasculaires, il n’y avait qu’un pas à franchir… Mais selon Jean-Michel Lecerf :C’est plus le problème du style alimentaire dans son ensemble,
parce que la viande rouge en elle-même n’explique pas de tels résultats." Le Dr Boutron-Ruault partage son avis. "C’est plutôt lié à notre mode de vie occidental :
trop d’acides gras saturés ou hydrogénés à cause des huiles de palme et de coprah des produits industriels, trop d’omégas 6 présents notamment dans l’huile d’arachide.
Cela va bien au-delà de la viande."

Viande rouge : du zinc en prime On en parle peu mais le zinc est l’un des minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. "Croissance, développement du goût, processus antioxydant, consolidation de nombreuses protéines… Il joue un rôle indispensable", assure le Dr Lecerf.
Avec 8,6 mg par portion de 100g,
le boeuf est l’une des sources naturelles les plus riches en zinc.
"
Normalement, avec une alimentation équilibrée et suffisamment abondante, nous n’avons aucun problème pour couvrir nos besoins", tempère Marie-Christine Boutron-Ruault.

Viande rouge : quelle quantité par semaine, à quelle fréquence ?

Comme toujours en nutrition, tout est dans la nuance : un peu de viande rouge, mais pas trop. L’idéal est d'en consommer deux fois par semaine (des portions de 100 à 150g).
Le mode de cuisson a aussi son importance : évitez les sauces trop grasses
ainsi que les viandes trop cuites au barbecue ou au grill. Préférez-les bouillies, mijotées
ou à la poêle avec un fond d’huile d’olive.
Et surtout variez les plaisirs !

Viande rouge, le plein de vitamines B

B1, B2, B5, B6, B12… Toute la famille (ou presque) des vitamines B se trouve en grande quantité dans la viande de boucherie, avec une mention spéciale pour la vitamine B12 (dont 50% des apports journaliers recommandés sont couverts par 100g de boeuf). Elle contribue entre autres à la constitution des globules rouges.
Là encore, les carences sont relativement rares : "elles sont surtout observées dans certaines maladies, notamment les gastrites atrophiques", reconnaît le Dr Boutron-Ruaul

Viande rouge et prise de poids

Alors que le monde entier est sous le charme du fameux régime Dukan
et de ses protéines à volonté, une étude a montré récemment qu’à apport calorique égal manger 250g de viande par jour entraîne une prise de poids d’environ 2kg sur 5 ans.
"Là encore, on pense plutôt à un problème de style de vie général ", explique le Dr Lecerf.
"La viande en elle-même n’est pas très calorique.
Evidemment, ça dépend des morceaux et des viandes.
Un faux-filet, un tournedos ou une escalope de veau contiennent peu de lipides.

Viande rouge : source de bonnes protéines

Défense contre les maladies, construction des os, renouvellement des tissus musculaires…, les protéines sont indispensables.
Or la viande rouge (au sens large : boeuf, canard cheval, veau, mouton, abats, charcuterie…) en regorge : 20 à 25g de protéines pour une portion de 100g.
Cerise sur le gâteau, ces
protéines sont d’excellente qualité. "Elles contiennent des acides aminés dits essentiels, que le corps ne synthétise pas naturellement", explique Marie-Christine Boutron-Ruault, médecin et directeur de recherche à l’Inserm. Et elles sont particulièrement bien assimilées par l’organisme.

Viande rouge : faut il avoir peur de la contamination par des vers ou parasites ?

"Il y a effectivement un vrai risque de contamination par les helminthes (tænia, ascaris), avec certaines viandes consommées crues ou insuffisamment cuites", reconnaît le Dr Boutron-Ruault.
"Les risques sont très faibles lorsque la viande est cuite", rassure Jean-Michel Lecerf. "Cependant, il faut prendre certaines précautions, et notamment faire cuire suffisamment. Quant à la mode de la viande ou du poisson crus, il faut s’en méfier."
Les règles d’hygiène sont donc à suivre encore plus scrupuleusement : optez pour une viande hachée sous vos yeux, faites-la cuire tout de suite ou bien congelez-la. Et surtout pas de décongélation à l’air libre, préférez le micro-ondes.

mardi 17 février 2009

BIEN MANGER , MANGER SAIN





Plus on consomme de fruits et légumes ,mieux on se porte.
Choisissez les en fonction des saisons :
Les ananas un peu endécembre et de janvier à mi avril
Les artichauts de mi mars à mi juin et peu entre juillet et octobre
Les asperges, mi février mi mai
Les aubergine mi mai mi juin et peu entre juillet et septembre
Les brocolis mi mai et juin , peu entre juillet et septembre
Les carottes un peu octobre novembre et en décembre
Le cardon peu en octobre novembre et en décembre
Les cerises mi avril mi juin
Les chataignes décembre
Les choux de janvier à mi mai
Les courgettes mi mars mi juin
Les endives janvier à avril
Les épinards janvier à mi mars
La fraise mars avril
Les navets janvier mi avril
Les oranges janvier à mi avril
Les potirons janvier février
Les poires janvier mi mars
Les poireaux janvier mi mars
Les poivrons mi mai et juin
Les pommes janvier à avril
Les pommes de terre janvier à avril
Les tomates février, avril mai.
La meilleure cuisson :
• à la vapeur, championne du goût et de la teneur en vitamines et sels minéraux.
• Laver vos légumes sous un jet d’eau froide
• Ne les laisser jamais tremper dans l’eau
• Ne laisser pas les légumes en contact avec l’eau
Les vitamines pour ne pas avoir grises mine
• Les vitamines anti-oxydantes, ce sont les caroténoïdes, la vitamine C et la vitamine E. Ils contribuent à ralentir les effets du vieillissement (peau, œil, système nerveux) et préviennent les maladies cardio-vasculaires et les cancers. Le béta carotène joue un rôle supplémentaire : il pallie au manque de vitamine A.
• Les folates ou vitamines B9, ils luttent contre l’anémie et les femmes enceintes réduisent les risques de malformation s du fœtus. La déficience en folates est une des plus fréquentes dans les pays industrialisés
• La vitamine A et la vitamine D La vitamine A joue un rôle important sur la vision et la croissance. Quant à la vitamine D , elle permet l’absorption et la fixation du calcium.
On retrouve ces vitamines dans :
• Caroténoïdes : carottes, cresson, épinards, brocolis et fruits rouges
• Vitamine C : agrumes, fruits rouges, légumes, chou, poivron, épinards
• Vitamine E : dans huiles végétales : et graines d’oléagineux(soja, cacahuètes)
• Folates : légumes verts, haricots, lentilles, céréales et légumineuses
• Vitamine A : produits d’origine animale, beurre, lait
• Vitamine D : poisson gras, œufs, foie.

vendredi 2 janvier 2009

Comment préserver les vitamines des légumes




C’est l’hiver et il faut faire le plein de vitamines, pour cela, manger des fruits et des légumes.
Les légumes oui mais comment les manger ?

La meilleure façon de préserver les vitamines des légumes ce serait de les cuire à la vapeur.Voilà pourquoi !

Afin de garder leurs richesses nutritionnelles, il faut respecter certaines règles concernant l’épluchage, la coupe et la cuisson.

Respectons les critères suivants :

· Ne pas couper trop petits les légumes, on augmenterait la surface de contact avec l’oxygène pendant la cuisson et faire perdre trop de vitamine C.

· Il est également conseillé de ne pas ôter la peau des légumes qui les protège des phénomènes d’oxydation.

· Arroser les légumes au début de leur cuisson, d’un jus de citron afin de limiter les risques d’oxydation .

· Pour rendre plus digestes certains légumes comme l’oignon ou le chou fleur, on préconise de les « blanchir », c.a.d les cuire à la vapeur.

Pour conserver leur valeur nutritionnelle, éliminer en partie des composés soufrés et éviter de diminuer les sels minéraux, les cuire découpés à la vapeur, ils auront un meilleur goût et leurs vitamines conservées.

Mais certains légumes comme les haricots secs et la tomate ne supportent pas la cuisson à la vapeur, il est préférable de les cuisiner à l’eau ou à l’étouffée

vendredi 26 décembre 2008

LA DATTE , FRUIT D'EPOQUE, DOUCEUR ANCESTRALE

La datte est le fruit comestible du palmier-dattier (Phœnix dactylifera, L.). C'est un fruit charnu, oblong, de 4 à 6 cm de long, contenant un noyau allongé, marqué d'un sillon longitudinal. C'est un fruit très énergétique.Sur le plan botanique, la datte est une baie, car son péricarpe est entièrement charnu. Le « noyau » de datte, enveloppé dans l'endocarpe membraneux, est en fait une graine très dure, à albumen corné.

Lors de la récolte, elle se présente en régime (issu de l'inflorescence femelle) pouvant regrouper une centaine de rameaux et plusieurs centaines de dattes.

Le terme « datte » est apparu dans la langue au XIIIe siècle. Il vient du latin dactylus, qui l’a emprunté au grec dactylos, dont le sens est « doigt », par allusion à la forme du fruit.

Phoenix, nom latin de l’arbre, vient soit de « Phénicie », soit de « phénix », oiseau mythique des Égyptiens. À partir de ce mot, on a créé « phéniciculture », « phéniciculteur », etc.

Originaire du bassin de l’Euphrate, où se sont établies les plus vieilles civilisations de l’Eurasie, il y serait cultivé depuis 6 000 à 8 000 ans, ce qui en ferait un des arbres fruitiers les plus anciennement domestiqués.

Le dattier est l’une des rares plantes à pouvoir survivre dans le climat inhospitalier du désert (très chaud le jour, froid la nuit), d’où son importance pour les nomades à qui ses fruits fournissaient une source d’énergie concentrée. En plus de fournir des fruits, le dattier a connu de nombreux autres usages : le tronc pour la construction des habitations; la base dense des palmes pour la fabrication de meubles, caisses, cageots, cages et nombreux autres objets utilitaires, de même que comme bois de chauffage; les folioles pour la confection de chapeaux, éventails, paniers, etc.; les fibres pour les cordages; et les noyaux pour la nourriture animale et comme bijoux... Le dattier permettait donc aux peuples du désert, isolés du reste du monde, de vivre dans une relative autarcie et de répondre à la majorité de leurs besoins de base. D’où la vénération quasi mystique dont le dattier a fait l’objet et l’emploi de ses palmes dans de nombreux rituels religieux, dont certains persistent encore aujourd’hui, comme le dimanche des Rameaux chez les catholiques et le Soukkot chez les Juifs.

La production mondiale de dattes, qui oscille autour de sept millions de tonnes par année, a doublé depuis les années 1980.

En plus du fruit, qui est récolté à trois étapes différentes de sa croissance (frais, semi-sec et sec), on consomme le bourgeon terminal du palmier, le coeur, le « miel » de datte, qui est en fait le jus du fruit pressé, le sucre de datte et le sucre de sève. On fabrique également un alcool avec la sève et un substitut de café avec les noyaux rôtis et moulus.

Qualités nutritionnelles

Les dattes constituent une source de fibres alimentaires et sont, grâce à leur contenu élevé en glucides, des fruits à haute teneur énergétique, faciles à consommer et pratiques à garder sous la main. Elles peuvent être mangées fraîches ou séchées.Très riche en sucres (glucose, fructose et saccharose). Elle contient également des vitamines (B2, B3, B5 et B6) et une faible quantité de vitamine C, des sels minéraux (potassium et calcium). Elle est également riche en chrome (faisant passer l'envie de sucre), ainsi qu'en fibres.

Production

En moyenne plus de 5 millions de tonnes de dattes sont récoltées dans le monde chaque année[1]. L'Égypte est le plus gros producteur, mais les dattes voyageant peu – 90% de la production est consommée dans son pays d'origine, notamment comme aliment pour le bétail –, l'Europe est surtout approvisionnée par l'Afrique du Nord (principalement Tunisie et Algérie).

Profil santé

Antioxydants Les dattes fraîches renferment une forte concentration d’antioxydants, principalement des caroténoïdes et des composés phénoliques1,2. Elles peuvent de ce fait contribuer à neutraliser les radicaux libres, des sous-produits des réactions d’oxydation de l’organisme qui se lient à d’autres molécules et les endommagent. Ainsi, un apport substantiel d'antioxydants fourni par les fruits et les légumes peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires et de certains types de cancers3-6. Fibres alimentaires. La consommation de dattes contribue à l'apport en fibres, souvent faible dans l’alimentation. les fibres solubles jouent un rôle dans la réduction du taux de cholestérol et, par conséquent, elles peuvent contribuer à diminuer le risque de maladies cardiovasculaires8.

Glucides. Riches en glucides, les dattes sont un aliment de choix pour le travail musculaire, puisque les glucides sont un bon carburant pour les muscles.

Source Cuivre. La datte est une source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme..

Usages culinaires

Les dattes sont vendues encore attachées à leurs tiges.

On peut trouver, dans les épiceries arabes, juives et indiennes, du sirop de datte, de même que du sucre de datte et du sucre de palme : dans le premier cas, il s’agit de dattes déshydratées et moulues, dans le second, de sève bouillie et concentrée, à la manière du sucre d’érable. En outre, des entreprises offrent tous ces produits sur Internet.

Apprêts culinaires

Les Arabes affirment qu’il y a autant d’usages pour les dattes qu’il y a de jours dans l’année. En voici quelques-uns :


Les peuples du désert consomment traditionnellement un mets composé de dattes, d’huile et de criquets bouillis, séchés et réduits en poudre. Ce plat, que les fines bouches occidentales trouveraient probablement repoussant, est en fait très équilibré puisqu’il réunit hydrates de carbone, lipides et protéines. Il a en outre l’avantage de faire usage d’une ressource gratuite, d’une très grande abondance et dont les dégâts dans les cultures sont parfois considérables.

  • Les servir comme gâteries, simplement en les farcissant de noix ou d’une pâte d’amande. Avant de les farcir, on les enferme généralement dans un tissu trempé d’eau de fleur d’oranger et on les frotte, ce qui leur donne un bel aspect luisant et une délicate saveur. Pour faire changement, on pourra les farcir de beurre d’érable.
  • Pour un amuse-gueule original, les farcir d’un fromage crémeux, ou encore d’olives; les rouler ensuite dans du fromage crémeux, puis dans des noix hachées.
  • Yogourt frappé : passer au mélangeur du yogourt, des dattes, du jus d’orange concentré, une banane et de la glace concassée et servir. Ou essayer le mélange yogourt, jus d’ananas concentré, dattes et noix de coco.
  • Lait de soya frappé : dattes, lait de soya, extrait naturel de vanille et noix de coco râpée.
  • Soupe aux carottes et aux dattes : faire revenir de l’ail, de l’oignon et du céleri. Ajouter du bouillon de poulet, des carottes râpées et des épices (poudre de curry, cumin, gingembre râpé, graines de coriandre, piment fort) et cuire jusqu’à ce que les carottes soient tendres. Ajouter des dattes dénoyautées et hachées et cuire jusqu'à ce qu'elles aient ramolli. Passer au mélangeur et servir cette soupe garnie d’une cuillerée de crème fraîche ou de fromage de chèvre mou.
  • Ajouter des dattes finement émincées dans une vinaigrette. Laisser reposer au moins deux heures avant de servir sur la salade de son choix. Ou les incorporer dans une sauce à salade composée de yogourt, huile végétale, babeurre et jus d’orange concentré. Passer au mélangeur.
  • Dans les salades de fruits, de légumes ou mixtes comme celle-ci : quartiers de pamplemousse, tranches d’avocat, lanières de poivron rouge, cresson d’eau, poitrine de poulet et dattes. Ou les servir simplement avec de l’ananas frais, de la noix de coco râpée et des feuilles de menthe fraîche.
  • Dattes et concombre ou dattes et pastèque sont des mélanges classiques au Moyen-Orient.
  • Préparer un pouding nourrissant avec des dattes, du riz et du lait.
  • Dans les couscous ou les tajines. Par exemple, ce tajine marocain composé de cubes d’agneau pris dans l’épaule et cuits avec des oignons, de l’ail, de la cannelle, du safran, du sel, du poivre et de l’huile d’olive. Le plat est garni de dattes farcies de noix et macérées quelques minutes dans de l’eau de fleur d’oranger avant d’êtres plongées dans un sirop chaud.
  • Farces pour volaille : dattes hachées, couscous cuit, oignons verts émincés, graines de coriandre et de cumin, sel et poivre et un peu d’huile d’olive; dattes et abricots hachés, riz sauvage cuit, pommes, oignons et céleri hachés, thym et romarin; dattes, pignons, chapelure, lait et oeufs; dattes, raisins secs, pommes de terre, oeufs, fromage et muscade.
  • Riz au poulet et dattes : faire revenir des morceaux de datte dans le beurre, ajouter des lanières de poulet, cuire quelques minutes et servir avec du riz cuit dans du bouillon de poulet assaisonné de clous de girofle. Garnir d’amandes effilées et rôties à sec, ainsi que de graines de sésame.
  • Cuire un poisson en papillote avec des dattes hachées, du beurre, du thym et du romarin.
  • Lentilles et riz : faire revenir des oignons une dizaine de minutes dans la poêle. Ajouter du bouillon, des lentilles, du riz (à moitié cuit s’il s’agit de riz complet) ainsi que des carottes, du céleri, du poivron rouge, de l’ail et des dattes, assaisonner avec les épices de son choix, cuire une demi-heure et servir ce délice végétarien garni de persil haché.
  • Pâtes : mélanger des feuilles d’épinard ou de roquette finement émincées avec du fromage de chèvre, des noix rôties à sec, des dattes hachées, de l’ail émincé, du jus de citron et de l’huile d’olive, et laisser reposer une demi-heure. Servir cette préparation sur des pâtes courtes.
  • Farcir des pains pitas avec une salade de taboulé agrémentée de morceaux de dattes.
  • On peut les ajouter aux préparations de pains, pains aux noix, gâteaux, muffins, biscuits ou confectionner les traditionnels carrés aux dattes et aux flocons d’avoine.
  • Tartinades : dattes hachées et fromage crémeux; dattes hachées et marmelade d’orange; dattes hachées, beurre d’arachide et vinaigrette en parts égales.
  • Les dattes peuvent remplacer en tout ou en partie les mangues dans la recette classique du chutney. Autre recette de chutney : dattes, raisins secs, noix de coco, menthe verte, poivre, cumin, jus de lime.
  • Sirop de datte : s’en servir de la même manière que le sirop d’érable : sur les crêpes, les gaufres, le pain doré, le yogourt, ou pour glacer une volaille. Mélangé à du tahini, il constitue une excellente tartinade.

Conservation

Réfrigérateur : mettre les dattes fraîches dans un récipient hermétique, car elles absorbent facilement les odeurs.

Séchées ou déshydratées : les dattes se conservent 6 à 12 mois selon la variété. Les garder dans un endroit frais et sec à l'abri de la lumière et de la chaleur, afin de les préserver des moisissures.

dimanche 20 janvier 2008

SESAME OUVRE TOI !

Graines de Sésame ouvrez vous et offrez nous toutes vos splendeurs.
SESAMUM INDICUM
« LE JELJELENE »
« ZER3YETE KETTENE »


Plante annuelle, elle est cultivée en Afrique, en Inde, en Chine et au Moyen Orient.
C’est l’une des plus anciennes plantes oléagineuses.
Cette plante réputée aphrodisiaque est utilisée aussi en remède principalement en chine et en Inde, elle soigne parait-il les troubles hépatiques.
En Occident les graines sont appréciées pour leur saveur délicate.
Riches en acides gras insaturés, en protéines, en vitamines et en sels minéraux, elles constituent un aliment précieux.
Elles abaissent la glycémie et la cholestérolémie, contribuant ainsi à prévenir le diabète et les maladies cardiovasculaires.

L’huile de sésame est employée en cuisine, en savonnerie, en pharmacie et en cosmétique.

En Tunisie, on utilise les graines pour décorer le pain et certains gâteaux. Plusieurs pâtisseries sont confectionnées à base de graines de sésame.

Dans les traditions judéo tunisiennes , la veille de Roch Achana, le nouvel an juif, en dehors de tous les mets traditionnels, on met dans un petit ravier des graines de sésame et on rajoute du miel dessus, chaque convive goûte une cuillerée de cette mixture qui est présage de douceur pour l’année à venir.

On dit aussi que le lait de sésame est bon pour les refroidissements. Il faut broyer une tasse de graines de sésame. On rajoute dessus deux tasses d’eau, ensuite on bat le tout au mixer jusqu’à ce que le contenu devienne laiteux. Il faut boire le liquide obtenu aussitôt pour qu’il ne s’oxyde pas et qu’il développe pleinement son action curative.

Comme oléagineux, le sésame est un doux laxatif, très bien toléré. Les graines stimulent la lactation. Riches en calcium, elles favorisent l’ostéogénèse chez les enfants et les adolescents et préviennent l’ostéoporose et le vieillissement cellulaire.

La médecine traditionnelle indienne recommande le sésame pour soulager les règles douloureuses et pour combattre l’impuissance masculine. (Prendre 10 grammes de graines finement moulues, mélangées avec un peu de sucre).

Les graines de sésame contiennent 50 % d’huile. Elle-même composée de plus de 80 % d’acides gras insaturés (acide linoléique et oléique).Elles renferment aussi de 20 à 40% de protéines, quelques 10% de glucides, et des fibres ;
100 g de graines de sésame(environ 7 cuillerées à soupe) couvrent les besoins quotidiens d’un adulte en calcium (800mg) et comportent plus de fer qu’un poids égal de viande ou d’abats.
Elles apportent aussi des vitamines A et E, du magnésium, de l’acide silicique, du sélénium et de la léthicine.

L’huile de sésame consommée crue est bénéfique pour le cœur.

Au Moyen Orient on utilise une pâte de graines de sésame, appelée « Tahina », pour parfumer les sauces, pour assaisonner le « houmous »(délicieuse purée de pois chiche ) et pour accompagner les crudités et les brochettes de viande .

En Tunisie, il y a cinquante ans, circulaient des marchands portant sur leurs têtes un panier en osier plat qui contenait des sachets, cornets en papier journal (fertouné) remplis de graines de sésame grillées et salées. Ils vendaient leurs petits cornets de papier en criant
« Melha wé Bninè" ».
Tous les jeunes enfants mettaient les cornets dans leurs bouches pour en extraire les graines, ensuite ils léchaient les cornets et en récoltaient les dernières graines une à une , celles ci fondaient dans leurs bouches. C’était un délicieux en cas qui devenait quand on le mâchait une bonne pâte onctueuse au goût salé..

Les graines de sésame existent dans trois variétés de couleur : graines noires, brunes, ou blanches. Les graines noires sont semblent –ils plus bénéfiques pour la santé.

Aujourd’hui, on utilise les graines dans de nombreuses compositions, pains, gâteaux, confiseries, mais aussi dans la cuisine pour rajouter à la panure un petit croustillant.