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vendredi 10 octobre 2008

SOUCCOT, LA FETE DES CABANES, LA CHEUKKE CHEZ NOUS

Du 14 Octobre 2008 au 21 Octobre 2008

LES FÊTES DE SOUCCOTH

La fête des cabanes est célébrée le quinzième jour de Tichri , deux semaines après Roch Hachana, c’est une grande fête du calendrier juif.

Dans la bible on l’appelait « Hag Ha Assif » la fête de la Récolte, appelée aussi fête des tabernacles, tabernaculum du latin signifiant, hutte, abri temporaire.

Vous demeurerez dans des cabanes recouvertes de feuillage, pendant sept jours, afin que vos générations futures sachent que j’ai fait habiter sous des cabanes les enfants d’Israël quand je les ai fait sortir d’Egypte(lévitique 23 :43-43. Ainsi les fêtes commémorent les pérégrinations des israëlites à travers le désert pour accéder à la terre promise.

Souccoth, Chémini Atsereth et Simhat Torah sont souvent prises pour une seule fête. En réalité ce sont des fêtes distinctes qui qui ont la particularité de se suivre successivement.

Souccoth est une fête qui dure sept jours, dont le dernier jour est appelé »Hoch »ana Rabb’a ».

Chémini Atséret s’observe pendant deux jours en Diaspora et Simhat torah est observé le deuxième jour de chémini atsereth. Le Yzkor est récité c’est la coutume de se souvenir des âmes des disparus, on fait référence au salut des âmes à travers la prière et la charité.

Clôt la série des fêtes de l’année, c’est la fête de l’adieu à l’été, les fidèles demandent à l’éternel un hiver favorable.

La soucca est la cabane de feuillage dans laquelle les juifs observants mangent et dorment pour certains dedans pendant les sept jours.
Les symboles importants de la fête sont quatre :

*le « ethrog », cédrat

*le loulav, branche de palmier

*le hadass, myrte

*la arava, saule

La bénédiction sur les quatre espèces est récitée sur elles pendant les sept jours de la fête.

Le dernier de jour de souccot , jour e Hochana Rabb’a un cérémonial de battage de bouquets de saule est célébré à la synagogue, il est associé à une supplication pour la pluie.

Simhat Torah ,réjouissance avec la Torah célèbre la clôture de la lecture des Cinq livres de Moïse. Les Rouleaux e la Torah sont joyeusement transportés en parade autour de la synagogue accompagnés de chants et danses.

De l’eau était apportée au temple dans un récipient doré à partir de la piscine de Siloë. L’eau était versée sur l ‘autel à titre de supplication pour une saison pluvieuse.

La Soucca génère une énergie spirituelle si intense que les âmes des Sept Bergers d’Israel quittent le Jardin d’Eden pour profiter de la lumière divine de Souccot.
Abraham représente l'amour et la bonté
-Isaac représente la rigueur et la force personnelle
-Jacob représente la beauté et la vérité
-Moïse représente l'éternité et la dominance de la Thora
-Aaron représente l'empathie et la réceptivité face à la splendeur divine
- Joseph représente la sainteté et les fondements spirituels
- David représente l'établissement du royaume (paradis terrestre)Au-delà de ces considérations spirituelles, la Thora s'intéresse avant tout aux actions de l'homme.

Nos traditions en Tunisie :

Nous construisions dans les cours des cabanes faîtes de branches de palmiers et de bois. Elles étaient grandes prenaient le quart des cours des maisons arabes.

Chez nous la cabane était spacieuse, car la plupart de nos oncles et tantes habitants dans des immeubles avec appartements modernes venaient pour la fête chez nous qui vivions dans une grande maison arabe.

A l’intérieur de la « cheukkè », on mettait un banc avec un matelas confortable, une grande table et des chaises, au plafond e la soucca on suspendait des grenades, des coings, des raisins, des aubergines. Tout était coloré, décorée joyeusement.

Le soleil dardait dans la cour et nous les jeunes nous étions heureux de nous retrouver dans la soucca.

Ma mère préparait pour la sortie des hommes de la synagogue plusieurs bonnes choses, les fèves au cumin, les artichauts bouillis, des amandes salées. Des pâtisseries à foison. Et comme repas, les makouds, le rituel psal ou loubié, la ganaouia, la mloukhia, et pendant sept jours, un défilé de victuailles . C’était tous les jours fête, un défilé de va et vient et ma mère dans son peignoir, » sodli zanana », se pavanait avec les plats entre la cuisine et la soucca.

Elle préparait des assiettes et nous envoyait déposer dans les maisons de personnes dans le besoin ces mets. Des personnes indigentes habituées faisaient parti de nos fêtes et partagaient nos repas.

Les souvenirs heureux ressurgissent une joie et une nostalgie m’envahissent !


Le Zohar (Emor 103a) après avoir explicité les Ouchpizin écrit :
" On a aussi le devoir de réjouir les pauvres et la part (mise de côté pour les Ouchpizin) leur revient. En effet, une personne qui se dit religieuse et invite les Ouchpizin mais ne donne pas leur part (aux indigents), ceux-ci demeureront éloignés de lui... On ne doit pas dire " je vais d'abord me servir, je donnerai les restes aux pauvres ". Il faut commencer par servir les invités. D'ailleurs, celui qui réjouit ses invités et les respecte, D.ieu le réjouira en retour. Abraham, Isaac, Jacob et les autres le combleront... "De la même manière, Maïmonide présente cela comme une obliga tion religieuse : " Lorsqu'une personne mange ou boit, elle a l'obligation de nourrir l'étranger, l'orphelin et la veuve avec les autres pauvres malheureux ... lorsqu'une personne se soustrait à cela, on ne parle plus de " joie de la Mitsva " mais plutôt de " joie de la panse ".(Lois de Yom Tov 6 :18)
Puisse l'esprit de ces Ouchpizin nous aider à réaliser le potentiel de la fête de Souccot en réjouissant et en élevant aussi bien nous-même que le monde qui nous entoure.


vendredi 3 octobre 2008

Quelques Images, idées, couleurs































Après les trois omelettes de Roch Hachana (ail, courge, épinards), les fruits coings, grenades, jujubes, dattes, nous allons déguster les petites briks aux pommes de terre, les mini "banatages"(une bouchée) et
une mloukhia, quand elle sera cuite!

dimanche 28 septembre 2008

YOM KIPPOUR (LE GRAND PARDON)APPROCHE

















Rappelons nous la fête du Yom kippour en Tunisie.
La veille du yom kippour ,ceux qui travaillent ou vont en classe rentrent très tôt en début d'après midi pour pouvoir se préparer, se laver , ranger les vêtement du lendemain et pouvoir manger assez tôt, avant le début du jeune.

Le coing aux clous de girofle
Deux jours environ avant le yom kippour, la mère de famille achète des coings ,de couleur jaune de préférence, elle prend aussi des clous de girofle soit entiers ou moulus.
Elle prend un torchon, place un coing dessus au centre, l'asperge de boukha(alcool de vie de figues) ou autre alcool ou simplement de l'eau, saupoudre largement de poudre de clous de girofle,referme dessus le torchon et place le tout dans un endroit chaud (sous un matelas..). De temps à autre, elle ouvre le torchon et retourne le coing sur la poudre de girofle . Elle l'aserge encore si nécessaire.
Le jour du yom kippour les hommes et les enfants vont à la synagogue avec chacun leur coing odorant. Imprégné de clous de girofle, il prend la couleur marron aubergine et sent bon . Le long de la journée pour faire passer le temps et reprendre conscience, fatigué par le jeûne, chacun renifle le coing aux clous de girofle.
A la rupture du jeûne , on savoure le fruit.


jeudi 11 septembre 2008

CONFITURE DE COINGS, MAAJOUNE SVARJELE































Avant de vous donner la recette que l'on fait en cette saison pour les fêtes ,essayons d'en savoir plus sur le coing!



Le saviez-vous ?

· De l'ancienne Perse à l'Anatolie, le coing est cultivé depuis plus de 4 000 ans. Les anciens l'appelaient du joli nom de "Poire de Cydonie" en l'honneur de Cydon, ville de Crète où les Grecs en ont fait leurs délices, fourrés de miel. Savez-vous que la Pomme d'or offerte à Aphrodite par Pâris était en réalité un coing ? Le héros désignait ainsi la plus belle des déesses, en échange de la promesse qu’il pourrait épouser Hélène. Cette promesse sera source de la Guerre de Troie. A Rome aussi, le coing était gage d’amour et les nouveaux époux plaçaient leur vie conjugale sous les meilleurs auspices en offrant une corbeille de coings à Vénus. La déesse était toujours représentée avec un coing dans la main droite, vous pourrez retrouver trace du fruit sur certaines fresques de Pompéi. Cette association du coing et du mariage s’est poursuivie longtemps, puisque l’on peut voir ce fruit bien présent sur les tableaux représentant les mariages princiers dans la peinture flamande des XVe et XVIe siècles.

· Le cognassier évoque la tentation. Porter une fleur de cognassier signifiait : « je ne céderai pas à la tentation ». Offrir une corbeille de coings sous-entend : « cède-moi ». Si la dame ne touche pas aux fruits, c’est un refus. Si elle en prend un, tous les espoirs sont permis (elle a cédé à la tentation).

CONFITURE DE COINGS

Pour Roch Hachana et Yom kippour nous faisons deux sortes de confiture de coings, l’une le coin en lamelles, l’autre comme une marmelade, c’est la même recette sauf que les fruits sont râpés ou écrasés à la cuisson. On peut dans cette dernière rajouter des fruits secs, amandes, pignons, noisettes, pistaches, grillés concassés.

Ingrédients

-1kg de coings

-1litre 75 d’eau par kg de coings

-1kg de sucre cristallisé par kg de coings épluchés coupés

- Deux cuillerées d’eau de fleurs d’oranger

- quelques clous de girofle

- un citron

-un zeste de citron.

Prendre des coings pas trop mûrs. Frotter la surface de chaque coing pour enlever le duvet, plus ce sera facile, plus le coing est mur. Laver-les et essuyer-les.
Oter cœurs et pépins, mettez les dans un nouet. Un nouet est un linge, mousseline, gaz, que l’on ferme d’une ficelle qui sert à diffuser les épices dans certains plats ou la pectine du coing (gelée naturelle contenue dans les pépins) pour cette recette.

Ne pas peler les coings, laisser la peau, découper les dans le sens de la hauteur, ôtez les pépins et le cœur, mettez les dans la mousseline.

Couper chaque demi-coing en lamelles de 3ou 4 mm d’épaisseur. Les mettre dans une bassine d’eau avec le jus du citron pour ne pas qu’ils noircissent. Egoutter les lamelles de coing. Mettre le tout dans une bassine à confitures. Recouvrir d’eau froide, poser y le sachet de pépins. Porter à ébullition et laisser cuire 30 minutes, en mélangeant souvent avec une écumoire, afin que les coings n'attachent pas.

Ajouter le sucre, la fleur d’oranger, les clous de girofle et poursuivre la cuisson 20 minutes.

Ecumer fréquemment.

Laisser cuire à feu doux jusqu'à ce que les fruits soient transparents et que le sirop nappe l'écumoire. Retirer le nouet.

Arrêter la cuisson lorsque le mélange « fait la perle » : dans un verre d’eau froide jeter une goutte du mélange, si elle va au fond du verre sans se délayer aussitôt, votre préparation est à point. Oter du feu.

Mettre en pots ou dans des coupelles, ne pas couvrir ,attendre que cela refroidisse. (stériliser si vous devez les conserver longtemps).

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lundi 8 septembre 2008

ROCH HACHANA APPROCHE,C'EST LA TETE DE L'ANNEE








Roch ha Chana est le nouvel an juif.
Cette fête célébrant le début de l'année juive a lieu le premier jour du mois de Tichri, jour anniversaire de la création de l'homme par Dieu.Roch hachana inaugure une période d'introspection qui dure dix jours, sorte d'examen de conscience et de bilan de ses actes.Un repas festif chargé d'une symbolique en rapport avec les attentes de l'année à venir (pommes trempées dans le miel, la datte,grenades, poisson, légumes verts,etc..).
Le miel a deux propriétés particulières: il purifie et adoucit.
Prières pour la paix et le bonheur dans le monde ont lieu à la synagogue, on entend pendant l'office, un son particulier qui est celui du choffar "la corne de bélier";
Alors le premier soir de la fête on consomme des mets sucrés pour que l'année nouvelle soit douce.
La douceur en matière culinaire est représentée par les confitures.
La grenade par ses graines qui s'imbriquent les unes aux autres forme une sorte d'union ,ce fruit est le symbole de la fécondité. La prière que l'on fait en le mangeant est de demander à dieu former un peuple uni et solidaire comme les graines entre elles.
En Tunisie, on a pour coutume de faire trois confitures pour Roch hachana:
Confiture coings en lamelles
Confiture de coings hâchés
Confiture de grenades
Recette confiture de grenades:
Prendre 4 grenades
  1. Procurez un couteau bien aiguisé et une planche de bois.
  2. Choisissez un endroit à la hauteur de votre taille. C'est plus façile de couper ce fruit quand vous êtes debout car le fruit reste au niveau de vos mains.
  3. Coupez les deux extrémités de la grenade. Après cela, coupez la grenade en quartiers.

  4. Procurez un grand bol rempli d'eau. Immergez les quartiers séparés dans ce bol. Essayez de libérer les grains avec vos doigts. Vous verrez que les grains vont couler dans le fond du bol et la membrane de la grenade va flotter à la surface.
  5. Enlevez la membrane et la jetez dans le compost.
  6. Videz l'eau du bol. Maintenant vous avez des grains de grenade frais à manger et à faire de la confiture
  7. Mettre dans un saladier. Verser une bonne cuillère d'eau de fleurs d'oranger, saupoudrer de la même quantité de sucre que les graines.
Dans un faitout, verser le contenu du saladier, rajouter quatre grains de clou de girofle, mouiller en couvrant la surface.Mettre à petit feu et laisser cuire lentement. Quand le sirop commence à se colorer, verser des pignons préalablement grilléset /ou des pistaches décortiquées grillées. Presser le jus d'un citron et poursuivre la cuisson en réduisan tle sirop perlé.
Une fois cuite la confiture a une couleur marron brunatres légèrement dorée, verser dans des coupelles ou petits bocaux, laisser refroidir , couvrir.